Le jeudi 12 juin, nous vous avions proposé un déplacement à la côte pour découvrir la réserve ornithologique du ZWIN à Knokke-Le Zoute.
Nous étions finalement 7 à nous regrouper ce jour-là dans le hall de la gare de Bruxelles Central pour cette excursion à Knokke. Le train était à l‘heure, les deux autobus successifs étaient au rendez-vous : nous avons débarqué à la réserve à 12 h 40. comme prévu.
La réserve, appelée maintenant Zwin Parc Nature, a fait peau neuve. Autrefois propriété privée, elle exposait les oiseaux dans des cages, il fallait les admirer comme au zoo derrière un grillage. Aujourd’hui le domaine a été repris par la Communauté flamande. Les oiseaux sont tous en liberté et la promenade se fait par les dunes de hutte en hutte pour admirer les oiseaux à la jumelle mais en liberté. Tous les bâtiments, accueil, cafétéria, salle d’exposition ont été reconstruits suivant une architecture moderne.
Nous avons commençé par les salles didactiques qui détaillent la riche faune de la réserve. La promenade extérieure s’est déroulée ensuite depuis une hutte verticale qui permet de découvrir les premières cigognes nichant dans des nids surélevés. Le premier nid observé était occupé par un couple d’habitués qui comptent 22 et 23 ans d’âge, ils renoncent à émigrer l‘hiver et s’occupent aujourd’hui d’un jeune. Alternativement le père et la mère surveillent et couvent le petit, l‘autre adulte part chercher de la nourriture qu’il avale et régurgite au retour sous forme de bouillie dont raffole le petit. D’autres nids sont habités par des cigognes qui reviennent des pays chauds en mars, avril, elles repartent dés le mois d’août vers la France, l‘Espagne ou le Maroc. Certaines cigognes restent en Espagne et y trouvent leur nourriture.
Toutes les cigognes ne reviennent pas en même temps, parfois au retour elles se battent à coup de bec pour retrouver leur nid. Plusieurs cigognes préfèrent passer l‘hiver en Belgique surtout si elles sont nourries. Depuis quelques années on renonce à les nourrir pour qu’elles retrouvent leurs habitudes de migration.
D’après un guide, la saison 2025 a été bonne, on compte de nombreuses naissances, le printemps a été chaud et sec. En revanche, plusieurs jeunes sont morts par manque de nourriture à base d’insectes.
Une guide précise que des aigrettes et des spatules inconnues autrefois dans nos régions remontent depuis le golfe de Gascogne et s’acclimatent chez nous grâce au réchauffement climatique.
Depuis la digue, nous avons découvert les étangs et marais salants qui précèdent la mer. A l’horizon quelques toitures se pointent, ce sont les premières maisons néerlandaises.
Il fut bientôt temps de boucler notre promenade, la journée avait été chaude, le verre de l’amitié plus que bienvenu s’est pris sous un soleil couchant.
Nous avons débarqué en gare de Bruxelles à 20 h, fourbus mais heureux d’avoir pu savourer ce bol d’air marin.
Nous souhaitons à chacun de garder la paix dans son cœur tout au long de l’année 2026 malgré les menaces qui se manifestent tout autour de nous. A toutes et à tous, nous souhaitons vivement que la nouvelle année soit généreuse en moments de convivialité, de solidarité et de sérénité notamment lors de nos activités culturelles, souvent pleines de surprises.
Le conseil d’administration de l’ACD
(Image de user8413597 sur Freepik)
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