Le samedi 13 septembre, nous étions neuf à nous regrouper dans le hall de la Gare Centrale de Bruxelles pour aller visiter la ville de Malines.
La marche depuis la gare de Malines-Nekkerspoel jusqu’à la Grand-Place nous a permis de retrouver l‘ambiance des villes flamandes, villes piétonnes où les vélos circulent seuls ou par petits groupes de 3 ou 4, sans bruit, sur les pavés d’époque.
La découverte de l’Hôtel de Ville intrigue nos visiteurs : la toiture de l‘édifice est surmontée de nombreuses cheminées en pierres, le pignon de façade baroque se prolonge et dépasse le versant du toit. L‘ensemble forme une véritable dentelle de pierre.
La Grand-Place est dominée par l‘imposante Cathédrale Saint-Rombaut en style gothique brabançon et par sa puissante tour. Ce samedi, un marché grouille à ses pieds. Nous entrons dans l‘imposant édifice côté tour.
Celle-ci compte 514 marches pour atteindre une hauteur de 97 mètres. Nous renonçons à l’escalader bien qu’elle ait été réduite en hauteur : elle avait été imaginée avec 167 mètres de hauteur mais les bâtisseurs se sont limités à 97 mètres. Les travaux durèrent de 1452 à 1520. Elle abrite deux carillons de 49 cloches (7 x 7).
La cathédrale contiguë comprend le chœur, ceinturé d’une galerie, dont le maître-autel en marbre noir et blanc a été réalisé par Luc FAYD’HERBE au XVIIe siècle. La chaire de vérité monumentale en bois de style baroque est l’œuvre d’un sculpteur anversois, Michel VAN DE VOORT (1667-1737). Cet artiste a réalisé le mobilier baroque des principales églises de Flandre.
Enfin, nous admirons le majestueux tableau d‘Antoine Van Dijk « Le Christ en Croix » (1630) et dans la galerie plusieurs tableaux de primitifs flamands.
A midi, l‘auberge du Schoenmet (Marché aux chaussures) nous accueille pour le repas de midi. A 14 h 30, après un crochet par le marché de la Grand-Place nous rejoignons l‘embarcadère par le Vismarkt (Marché aux poissons).
Le bateau mouche nous attend, Nous allons parcourir la DYLE dans sa traversée de la ville. Les explications historiques nous sont données par le guide-batelier.
Dans l‘eau, se mirent les belles demeures flamandes avec leurs pignons de façades en gradins, les riches maisons des gildes et des corporations. Les ponts en briques nous obligent à courber l‘échine sous leur passage, le tirant d’air ne suffisant pas.
Surprise sur le bateau, notre amie Fabienne De Slooper nous invite à sabler le champagne pour partager sa joie de devenir grand-mère prochainement. A peine débarqués de lourds nuages nous menacent.
Après les bulles, ce sont les gouttes qui nous obligent à presser le pas vers la gare pour y retrouver le train du retour.
Albert et Nicole Depreter
Photos : Nicole Coopman et Annie Hospita
Sources :
- Documentation historique : Denise Leunis
- « Une journée à Malines, le 28 septembre 2012 » par Ginette De Corte (Bulletin n° 62 de novembre-décembre 2012 édité par l’ACD)
- « Journée à Malines – Femmes d’exception : Marguerite d’York et Marguerite d’Autriche », le 27 novembre 2005, par Michel Dandoy (Bulletin n° 28 de janvier-février 2006 édité par l’ACD)