Tant mieux

L’héroïne en est une petite fille prénommée Adrienne qui, pour rendre supportable la violence des « grandes personnes », s’est inventé une arme secrète : cette formule magique, affirmation définitive d’optimisme qui donne son titre au roman : Tant mieux. Bruxelles, 1942. Pour éviter les risques de bombardements, Adrienne, 4 ans, est confiée durant deux mois à sa grand-mère maternelle, une femme méchante et acariâtre qui vit à Gand. Face à l’adversité, la petite fille adopte un comportement qui tient en deux mots magiques : tant mieux. Un roman à travers lequel la romancière évoque le lien singulier qui l’unissait à sa mère.

Impressions sur le vif
Tant mieux est tragiquement bouleversant. Amélie Nothomb dissèque au scalpel sa famille maternelle en livrant, avec une honnêteté qui mérite notre respect, tout ce que sa propre mère a dû endurer durant son enfance et comment à 4 ans, en cherchant une formule magique pour se protéger de la violence psychologique de sa grand-mère, elle « fut foudroyée par une découverte miraculeuse qui tenait en deux mots : tant mieux ». « Formule magique » qui ne la quittera plus, version joyeuse de la résilience et du sang-froid qui lui permit de se construire en tant qu’adulte et de devenir une mère formidable !

Chloé Bindels