Une vraie mère ou presque

« En trois mois, ma mère a perdu onze points. Elle n’a jamais conduit aussi mal que depuis qu’elle est morte. Il faut dire que j’ai laissé la carte grise à son nom, et j’ai l’excès de vitesse facile. Mais voilà qu’un jour, une lettre de la préfecture la convoque à un stage de récupération de points. C’est alors que Lucie Castagnol, bouillonnante comédienne à la retraite, se jette sur moi avec la ferme intention d’interpréter le rôle de la disparue. » Irrésistible de drôlerie et d’émotion, l’histoire plus vraie que nature d’un romancier aux prises avec la doublure de sa mère qui, de catastrophes en élans fusionnels, réactive en lui les conflits qu’elle a décidé de résoudre.

Impressions sur le vif
Une vraie mère… ou presque fut, pour moi, plutôt déstabilisant parce que je ne savais pas si l’auteur inventait tout ou si des pans de vérité parsemaient son récit. En fait, c’est un subtil mélange des deux et c’est bluffant ! C’est aussi un récit joyeux parce que Didier Van Cauwelaert traite l’amour qu’il a pour sa mère avec un humour décapant et la « replace » après sa mort dans des situations à peine imaginables. Vers le milieu du roman, l’auteur se livre plus sincèrement et nous révèle tout sur ses relations tumultueuses et passées avec sa mère.  C’est finalement un hommage pour sa mère et son cheminement vers leur réconciliation.

Chloé Bindels