Vous prévoyez de faire un tour au Carnaval de Binche en 2026 ? Super choix ! Cet événement, c’est vraiment quelque chose à voir et à vivre : des costumes incroyables, une ambiance de folie, et plein de traditions belges à découvrir. Préparez-vous à vivre des moments inoubliables, ces 15, 16 et 17 février 2026… Vous allez adorer, c’est promis !
Pourquoi n’en profiteriez-vous pas pour visiter le
MUMASK, musée du Masque et du Carnaval
Objet de rituel, de fête ou de spectacle, le masque prend mille visages. Universel et singulier, il nous fascine autant qu’il nous intrigue. À Binche, le musée du Masque et du Carnaval célèbre ses 50 ans par un nouveau nom, MUMASK, MU pour musée et MASK pour masque. La nouvelle scénographie interactive et immersive met en lumière la richesse des collections : 230 pièces exposées, dont neuf masques cherokees, récemment acquis, soit cinq pour cent des collections. Masques, costumes, accessoires, marionnettes, instruments de musique et dispositifs interactifs se répondent, renouvelant l’approche des traditions masquées à travers le monde. Un patrimoine culturel immatériel.

Regards sur les collections ©AB
Sens du masque
Défini comme « un faux visage, dont on se cache la figure pour se déguiser », le masque doit être considéré avec les costumes et les accessoires ou le rituel qui l’accompagnent. Il révèle une identité culturelle, un rapport à soi et à l’autre. Le masque est social. Outil de communication, il supplée au langage verbal. Sa forte charge symbolique entraîne un message multiple. Une société peut éduquer, conditionner, transmettre, ordonner, sanctionner, sexualiser par le masque, même si celui-ci relève d’une communauté majoritairement masculine.

Centre d’interprétation du Carnaval de Binche ©AB
« Regards sur les collections »
L’exposition « Regards sur les collections » explore les pratiques masquées du monde en s’attachant aux masques et aux peuples qui leur donnent vie. Cinq thèmes.
1. Les masques et les animaux, intermédiaires privilégiés avec les forces naturelles et surnaturelles, liées au cycle des saisons.
2. Les rites de passage de la naissance aux funérailles, associés aux rites de fertilité, de sexualité et de reproduction, qui visent à influencer positivement la fécondité d’un individu, d’un couple ou d’une communauté.
3. Le masque médiateur de forces surnaturelles, accompagné de rites de guérison et de protection spirituelle, à un moment précis, avec des accessoires, des gestes et des paroles, dans un certain ordre. Musiques, danses, prise de substances psychotropes y sont parfois associées pour atteindre un état de transe.
4. Le masque mis en scène, du théâtre de Nô japonais à la Commedia dell’arte. Vision dualiste opposant la vie et la mort, le bien et le mal. Sur scène comme dans la vie, le masque permet de jouer un rôle. Son porteur agit anonymement, se libère des contraintes sociales et devient un personnage servant d’exutoire.
5. Le masque dans la culture populaire, des traditions du carnaval aux super-héros modernes. Masques en plastique, en latex ou en carton, produits à la chaîne. Ils libèrent la parole et la transgression. De manière anonyme, ils permettent d’exprimer des revendications sociales, une contestation, une rébellion.
Installations interactives et didactiques
Une dizaine d’installations interactives et didactiques aident à explorer de façon sensorielle l’univers des masques. Ainsi, un espace tactile invite à découvrir les différents matériaux composant des objets rituels.
Un dispositif propose, grâce à une capsule sensorielle, de vibrer au son de rituels masqués. Un autre permet d’écouter par conduction osseuse des musiques rituelles.
Des installations multimédias donnent des éclairages historiques, anthropologiques et artistiques sur les objets exposés. Ces divers outils s’adressent à tous. Ils promettent une visite captivante aux petits et aux grands comme aux personnes souffrant de déficiences auditives ou visuelles.

Centre d’interprétation du Carnaval de Binche ©AB
MUMASK, rue Saint-Moustier, 10 – 7130 Binche. Renseignements : www.mumask.be
À Binche, cité médiévale, dentellière, plairont aux visiteurs la muraille en pierre longue de plus de 2 km, épaulée de 25 tours, et la fameuse Grand-Place sur les pavés de laquelle claquent les sabots des Gilles le Mardi Gras.
Michèle LENOBLE
(Photos mises gracieusement à notre disposition par MUMASK)