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et laissez-vous transporter par les mots.
NOS COUPS DE CŒUR
« Eulalie travaille depuis deux ans pour la paroisse de Sainte-Marthe… (elle est la jeune remplaçante de l’ancienne bonne décédée et s’occupe de toute l’intendance et prépare aussi l’église pour les cérémonies avec l’aide du bedeau, Alcide). Elle pousse la barrière de bois retenue par la neige… Elle se dirige vers l’appentis en tôle pour charger le seau en charbon (…). Soudain, elle entend crier son nom. Alcide, affolé, essoufflé, avance maladroitement (…). Sous sa cape brune, il serre contre lui un paquet informe. Eulalie enveloppe le petit corps, le porte dans la chaleur de son cou et souffle doucement sur le duvet brun de ses cheveux. (…) ».
C’est ainsi que commence la vie de cette petite fille, née le 2 décembre 1907 et qui deviendra, trois jours plus tard, pupille de la Nation, sous le nom d’Andrée (le saint du calendrier) Leufroy (patronyme inspiré par ce jour de grand froid où la petite arriva à l’Hôtel-Dieu de Marseille), matricule N° 18603.
Valérie Paturaud a le grand art de nous faire vivre toutes les étapes de la vie d’Andrée, comme si nous étions à ses côtés, à la fois complices et confident(e)s de toutes ses extraordinaires aventures après son mariage avec Léopold Imbert, après avoir servi de cuisinière dans la maison des frères Lumières, chez Albert Camus, chez Michel Gallimard... pour arriver en 1955 à Palm Beach dans le cercle intime des Kennedy et y avoir servi comme cuisinière, puis comme personne de confiance de la famille, jusqu’au jour de sa retraite en 1974, où elle reviendra auprès des siens, dans « sa » Drôme d’adoption.
Ce qui m’a le plus touchée dans ce dernier épisode professionnel de la vie d’Andrée, c’est la façon dont l’auteure raconte en détails toutes ses années passées auprès de la famille Kennedy, avec ses immenses joies et ses destins tragiques dont nous avons eu connaissance par les actualités de l’époque. Et, avec Valérie Paturaud, nous les revivons en direct !
En plus, si vous aimez l’authentique cuisine du sud, vous vous régalerez de quelques recettes savoureuses d’Andrée publiées à la fin du livre !
Chloé Bindels
Bien relié, cartonné, solide, illustré de 2 000 dessins qui guident les petits, Mon premier dictionnaire Nathan s’adresse aux enfants de 3 à 6 ans, chez qui va naître l’envie de lire et de s’approprier ce beau livre. La présentation très soignée, jusqu’à la couleur de l’initiale de chaque mot, séduit d’emblée par les onglets colorés qui familiarisent tout de suite l’enfant avec l’alphabet. Les pages lisses et douces que caressent petits et grands poussent à continuer la découverte de mots.
Courir, jouer, dormir, comme télévision, fée et dragon décrivent le monde de l’enfant. Les définitions et les exemples, moraux (On ne doit pas donner des coups de poing ! Le vin est une boisson pour les grandes personnes), glissent même des informations littéraires adaptées (Charles Perrault est l’auteur du Petit Poucet). Rêver introduit cauchemar par association d’idées, riz entraîne le dérivé rizière, solution propose résoudre dans le même champ lexical. Les 16 grandes planches finales (animaux de la ferme, de la forêt, de la savane, le corps…) servent également à acquérir du vocabulaire. Jamais un dictionnaire pour jeunes enfants n’a rassemblé les compétences de tant de spécialistes : 5 personnes, une orthophoniste (que nous appelons logopède), un professeur des écoles (ou instituteur), une conseillère pédagogique, la linguiste Line Sommant (autrice du livret Premiers pas en français) et une psycholinguiste. S’y ajoute la collaboration de 13 illustrateurs, qui se sont partagé les lettres de l’alphabet et ont associé une image à chacun des 1 700 mots.
Mon premier dictionnaire Nathan ne plaira pas qu’aux parents et grands-parents, guidés par la préface et le mode d’emploi, il donnera surtout envie aux jeunes enfants de connaître beaucoup de mots français.
Michèle Lenoble
Impressions sur le vif
- Un célèbre peintre belge, changé en détective (Nom d’une pipe !)
- Son épouse, muse et complice
- Un inspecteur du commissariat l’Amigo près de la Grand-Place
- Deux jeunes femmes assassinées (voire plus… ?)
Voilà les principaux personnages campés par l’auteur, Nadine Monfils, qui emmène le lecteur, tambours battants à travers Bruxelles, en suivant René Magritte sur la piste bien mystérieuse de l’assassin dont l'identité ne sera pas dévoilée avant le dénouement final. La plume alerte de l’auteur, les savoureux dialogues entre les personnages bruxellois au caractère bien trempé agrémentés parfois d’une note poétique sont très réjouissants, tout comme les nombreux passages authentiques racontés sur la vie des personnes mises en scène dans ce roman policier. Du pur plaisir avec « ce petit grain de folie » qui caractérise Nadine Monfils, comme l’a écrit Michel Bussi.
Chloé Bindels
Impressions sur le vif
Une vraie mère... ou presque fut, pour moi, plutôt déstabilisant parce que je ne savais pas si l’auteur inventait tout ou si des pans de vérité parsemaient son récit. En fait, c’est un subtil mélange des deux et c’est bluffant ! C’est aussi un récit joyeux parce que Didier Van Cauwelaert traite l’amour qu’il a pour sa mère avec un humour décapant et la « replace » après sa mort dans des situations à peine imaginables. Vers le milieu du roman, l’auteur se livre plus sincèrement et nous révèle tout sur ses relations tumultueuses et passées avec sa mère. C’est finalement un hommage pour sa mère et son cheminement vers leur réconciliation.
Chloé Bindels
Impressions sur le vif
Tant mieux est tragiquement bouleversant. Amélie Nothomb dissèque au scalpel sa famille maternelle en livrant, avec une honnêteté qui mérite notre respect, tout ce que sa propre mère a dû endurer durant son enfance et comment à 4 ans, en cherchant une formule magique pour se protéger de la violence psychologique de sa grand-mère, elle « fut foudroyée par une découverte miraculeuse qui tenait en deux mots : tant mieux ». « Formule magique » qui ne la quittera plus, version joyeuse de la résilience et du sang-froid qui lui permit de se construire en tant qu’adulte et de devenir une mère formidable !
Chloé Bindels
Impressions sur le vif
A la première page déjà, j’ai eu du plaisir en découvrant le titre du Chapitre 1 : « Au début, il y a Diego Bloemkool ». Vous riez ! Moi aussi, j’ai ri en lisant le nom de famille « Bloemkool », autrement dit, « Diego Chou-fleur » ! Car on imagine l’auteur s’amusant lui-même à dénicher un patronyme de légume, bien de chez nous, dont il affuble un de ses personnages assez louche et inquiétant (comme pour le ridiculiser) autour de qui l’enquête va prendre forme et nous tenir en haleine jusqu’à son dénouement ! Et notre plaisir à la lecture grandit encore en suivant les péripéties parfois très surprenantes du détective privé (très) francophone, Michel Van Loo engagé par Bloemkool pour une filature afin de s’assurer de la respectabilité de sa (soi-disant) future épouse, Gertrude De Vijver, mais dont l’assassinat à son domicile, à Malines, va tout bouleverser ! Le lecteur comprend déjà le souci linguistique rencontré par ce détective qui ne saisit pas un mot de néerlandais alors que son enquête le mène dans plusieurs villes flamandes. Qui va l’aider ? Je vous laisse le découvrir ! Et en même temps, vous saurez pourquoi l'auteur a choisi ce titre ! Qui est ce « coucou de Malines ? ». De plus, pour attiser notre curiosité, l’auteur fait entrer en scène un nombre impressionnant de personnages hauts en couleur impliqués de près ou de loin dans l’intrigue, comme par exemple un groupe de « gros bras » néo-nazis à la solde de Bloemkool et que « notre » sympathique détective, parfois un peu dépassé par les événements, a baptisé les « douze singes ». Ainsi donc, à l’intrigue du roman, qui se déroule en 1957, se greffe aussi une leçon d’histoire sur fond politique et linguistique de l’après-guerre dans notre pays.
Chloé Bindels
NB : Le catalogue de tous les ouvrages est disponible dans le local et sur le site de l'ACD.
Dans la torpeur du mois d’août, trois meurtres sont commis à Bruxelles dans des endroits Art déco : la basilique de Koekelberg, l’hôtel Espérance, Bozar. À chaque fois, une carte de jeu représentant un as est retrouvée à côté du corps. Ne manque plus que l’as de cœur... Des maisons de rendez-vous aux grands hôtels en passant par les clubs de jazz et autres lieux de divertissement, un flic, un journaliste et une guide vont plonger dans les fantômes de l’entre-deux-guerres. Cette période mythique, qui englobe la folle exubérance des années 1920 et l’effondrement des années 1930, les renverra à leurs propres fêlures. À travers une mise en abyme surprenante, Kate Milie nous balade dans Bruxelles, à la découverte de son riche patrimoine Art déco. (Babelio)
De notre bibliothécaire :
Je n’y connaissais rien ou pas grand-chose dans le domaine des expéditions des alpinistes à la conquête de l’Everest (8 849 m) et j’ai découvert de façon passionnante le récit de Ronald Bosmans qui m’a donné envie, par curiosité, d’entreprendre quelques pertinentes recherches sur le sujet. Et tout, dans cet ouvrage de 80 pages, vous tient en haleine ! Car Ronald Bosmans allie avec aisance, dans un style proche du journal de bord, la science, l’histoire et l’intrigue sur fond politique.
Son protagoniste, qui est archéozoologue et féru d’alpinisme part pour une quête vers l’Everest : tenter d’obtenir les réponses sur la disparition des corps des deux alpinistes qui auraient pu atteindre le toit du monde en 1924 ! Peut-être même les retrouver ?
Je ne vous en dévoile pas plus… sinon, ce serait trahir la fin de ce palpitant : Libérés des Glaces !
Chloé Bindels
(*) Agnès Ledig est une romancière française née en 1972. Elle est devenue l’une des écrivaines les plus aimées du public depuis son premier roman, Marie d’en haut. Auteure de plusieurs best-sellers et de publications pour la jeunesse, elle est désormais traduite en une dizaine de langues et ses ouvrages sont vendus à des milliers d’exemplaires.
De notre bibliothécaire :
Dans l’épilogue, Ronald Bosmans, justifie tout son récit et je vous en livre quelques lignes : « Même s’il convient de respecter de nombreuses coutumes ancestrales et bien que le fait d’être Occidentaux ne nous confère pas le droit de décréter unilatéralement ce qui est bien et ce qui est mal en fonction de nos propres valeurs et critères, force est de constater que certaines coutumes barbares se doivent de disparaître et ne peuvent être perpétuées au nom de la simple tradition ou de certaines croyances religieuses. »
Ronald Bosmans va, au fil de son roman basé sur des faits authentiques et encore d’actualité, nous faire vivre les conditions d’existence imposées à des petites filles népalaises entre 3 et 4 ans, présentées par leurs parents et sélectionnées par un comité de prêtres, car répondant à une série de critères de beauté et qui deviennent dès lors des « KUMARI » (« vierges » en népalais) ou déesses vivantes, jusqu’à leur puberté.
Avec force et réalisme, l’auteur nous raconte la vie « volée » de Nihira Bajracharya que nous suivons jusqu’à l’âge adulte : une vie d’enfant recluse dans le monastère, sans rire, sans contact avec d’autres de son âge, quasi analphabète mais au pouvoir égalant celui d’une déesse devant laquelle des Népalais de tous horizons et des touristes du monde entier viennent se prosterner et demander la protection des dieux, déesses et divinités en tous genres. Ce livre est un témoignage qui nous glace le sang quand la déesse tombe de son piédestal et qu’elle finit dans la rue comme une mendiante et prostituée.
Mais l’histoire de Nihira ne finit pas ainsi... alors, à vous de le découvrir !
Chloé Bindels
ACQUISITIONS RÉCENTES
– Amélie Nothomb – Le livre des sœurs (Le Livre de Poche, Paris, 2022)
– Amélie Nothomb – L’impossible retour (Albin Michel, Paris 2024)
– Erich-Emmanuel Schmitt – La lumière du bonheur (Albin Michel, Paris, 2024)
– Christian Jacq – Crime à quatre mains (XO Editions, Paris, 2024)
– Joël Dicker – Un animal sauvage (Rosie & Wolfe, Genève, 2024)
– Barbara Abel – La mort en écho (Editions du Masque, Paris, 2024)
– Alain Berenboom – Le coucou de Malines (Genèse Editions, Paris – Bruxelles, 2024)
– Gael Faye – Jacaranda (Editions Grasset, Paris, 2024) – Prix Renaudot 2024
– Kamel Daoud – Houris (Editions Gallimard, Paris, 2024) – Prix Goncourt 2024
– David Foenkinos – Tout le monde aime Clara (Editions Gallimard, Paris, 2005)
– Pierre Lemaître – Un avenir radieux (Editions Calman Levy, Paris, 2025)
– Claudie Hunziger – Un chien à ma table (Editions J’ai lu, Paris, 2023)
– David Foenkinos – Numéro deux (Editions Gallimard, Paris, 2025)
– Bruno Sanderling – Bangui Plage (Editions Ker, Hévillers , 2025)
– Gaëtan Faucer – Troglodyte (Editions Lamiroy, Bruxelles, 2025)
– Simon Tolkien – Sombre éclat (Editions Michel Lafon, Paris, 2012)
– Anna Stuart – La sage-femme d’Auschwitz (Editions J’ai lu, Paris, 2022)
– Roger Jon Ellory – Une saison pour les ombres (Sonatine Editions, Paris, 2023)
– Louise Mey – 34 m² (Editions du Masque, Paris, 2025)
– Nadine Monfils – Nom d’une pipe ! Les folles enquêtes de Magritte et Georgette (Editions Robert Laffont, Paris, 2021)
– Valérie Paturaud – La cuisinière des Kennedy (Editions Les Escales, Paris, 2024)
– Kate Milie – L’assassin aime l’Art déco (180° éditions, 1060 Bruxelles, 2025)
– Amélie Nothomb – Premier sang (Le Livre de Poche, Paris, 2023)
– Gaëtan Faucer – Le hasard arrive toujours à l’improviste (Cactus inébranlable Editions, Amougies, 2021)
– Collectif – Les Marronniers (Editions Lamiroy, Bruxelles, 2019)
– Collectif – Fantastique (Editions lamiroy, Bruxelles, 2022)
– Collectif – L’AN 2000 a 20 ans (Editions Lamiroy, Bruxelles, 2020)
– Caroline Pauwels – Ode à l’émerveillement (Editions Racine, Bruxelles, 2024)
– Natacha Appanah – La nuit au coeur (Editions Gallimard, Paris, 2025) – Prix Fémina
– Adélaïde de Clermont-Tonnerre – Je voulais vivre (Editions Grasset, Paris, 2025) – Prix Renaudot
– Laurent Mauvignier – La maison vide (Editions de Minuit, Paris 2025) – Prix Goncour
– Pierre Lemaitre – Les belles promesses (Editions Calmann-Lévy, Paris, 2026)
– Collectif – Mon premier Dictionnaire Nathan (Editions Nathan, Paris, 2007)
– Karine Lambert – L’immeuble des Femmes qui ont renoncé aux hommes (Editions Michel Lafon, Paris, 2015)
– Karine Lambert – Eh bien, dansons maintenant ! (Editions Jean-Claude Lattès, Paris, 2017)
– Barbara Abel – Ici s’arrête le monde (Editions Récamier, Paris, 2025)
– Ronald Bosmans – Vivre au Groenland (Editions Maïa, Paris, 2024)
– Jean de La Fontaine – Les amours de Psyché et de Cupidon (Editions Gallimard, Paris, 2021)
– Agnès Martin-Lugand – La Déraison (Editions Michel Lafon, Paris, 2022)
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