Façades de bâtiments colorées le long du canal Nyhavn à Copenhague
(Image de Freepik)
Ce samedi 22 novembre 2025, un froid polaire s’était abattu sur le pays ! J’ai alors pensé quelle condition atmosphérique idéale pour « vivre » et « ressentir » ce voyage dans le Grand Nord avec notre conférencier, Ronald Bosmans !
Aux confins des terres européennes et d’Amérique du Nord, recouvertes longtemps par les glaces « le Danemark et le Groenland » nous attendaient ! Terres de contrastes entre traditions et modernité, nous avons assisté à un reportage exceptionnel, à un dépaysement total et le coup de cœur fut immédiat !
La beauté immaculée des paysages sous la neige au Groenland ou Kalaallit Nunaat (en langue inuit) traversés par le cercle polaire arctique (passant par le fjord de Kangerlussuaq) nous émerveilla tous; ainsi que toutes les couleurs des paysages changeants du littoral danois et de ses villes aux maisons jaunes, rouges ou bleues, comme à Copenhague, où il fait si bon vivre. 7 000 km de côtes pour arriver jusqu’à « la pointe nord du Danemark qui s’achève par une fine langue de sable, là où la mer Baltique et la mer du Nord s’épousent ». (Ronald Bosmans)
Images de Freepik
Cette partie du monde s’est offerte à nous à la fois dans sa force sauvage naturelle et dans sa fragilité actuelle, victime du réchauffement climatique. Nous avons suivi les explications de notre conférencier sur les enjeux géo-économique et géo-politique que représente le Groenland sur la scène internationale. La plus grande île du monde, avec ses 2,1 millions de km² est convoitée par des puissances étrangères pour les richesses de son sous-sol (terres rares, divers métaux, hydrocarbures) qui se libèrent de la glace à cause de la fonte de son pergélisol. Et à ce propos, une actualité brûlante nous fut rappelée quand Donald Trump relança, lors de son 2e mandat présidentiel, sa proposition d’acheter le Groenland ! Mais, monsieur le président, le pays fait toujours partie du royaume du Danemark, et ce depuis le XVIIIe s.
Et notre voyage redémarra à la rencontre des Inuits. Environ 60 000 aujourd’hui, ils se sont installés au Groenland peu après les Vikings, entre l’an 1000 et 1100.
C’étaient des nomades chasseurs-pêcheurs. Sédentarisés, ils vivent encore et principalement de la pêche et de son industrie (90 % des exportations : flétan et crevettes). Mais les conditions de vie très difficiles dans un environnement aussi peu hospitalier poussent la jeunesse vers le Danemark qui «incarne une nation civilisée, avec une politique progressiste, un aménagement urbain (incomparable) et un parfait équilibre entre travail et vie personnelle ». (Ronald Bosmans)
Et les Danois se disent un peuple heureux. Sans doute ont-ils gardé leur âme d’enfant ? Il n’y a qu’à aller jouer à Legoland pour s’en rendre compte !
Ou encore, faire un petit tour sur l’île de Fyn, dans la ville de Bogense, et se retrouver nez à nez avec… Manneken Pis ! Quelle surprise ! Voilà un clin d’œil malicieux de notre pays au Danemark et un symbole fédérateur en tant qu’ambassadeur européen !
Tak, monsieur Bosmans ! Merci pour ce magnifique voyage !
Chloé Bindels