Après-midi théâtrale : « Sarah et le cri de la Langouste »

15 mars 2026

Dimanche 15 mars 2026 à la Comédie Claude Volter à Woluwe-Saint-Pierre ou alors, à la fin de l’été 1922, à Belle-Île-en-Mer dans sa magnifique propriété, nous étions des « invités invisibles » quand « La Divine », Sarah Bernhardt, incarnée de façon magistrale par Stéphanie Moriau, prit la parole et nous « embarqua » dans ses souvenirs pour tout nous faire revivre !

Chaque vague, chaque assaut des moments doux ou cruels de sa vie qui lui revenaient, ont été dits par Stéphanie Moriau avec tant de justesse, tant d’authenticité, tant d’émotion dans un registre de la déclamation si typique à Sarah Bernhardt, que nous avons oublié la comédienne et nous avons vu sur scène « le Monstre sacré » 

Oui, « le Monstre sacré », commel’avaitsurnommée Jean Cocteau, dont tout le monde tombait sous le charme ! Impossible d’y échapper, comme Pitou, son dévoué, fidèle et loyal secrétaire-majordome-homme à tout supporter que Michel de Warzée a fait revivre à la perfection avec son côté attendrissant et drôle tout à la fois.

Et voilà, Michel de Warzée-Pitou, affublé d’un foulard autour des hanches, « obligé » de jouer la mère de Sarah !

Alors, le comédien change sa voix, donne la réplique à l’adulte redevenue l’enfant de 7, non… de 9 ans, selon ses humeurs; puis sans une minute de répit, sous la dictée de Sarah, le comédien reprend avec précision l’écriture de ses souvenirs dans le grand carnet bleu… Et dans ce rythme trépidant, à l’image de la vie de la grande Sarah Bernhardt, Michel de Warzée nous a emmenés avec dynamisme, parfois violence et beaucoup de tendresse également, dans tous ses rôles d’interprétation des personnages clés fréquentés par « La Divine, Sarah ».

A la fin de la représentation, avant les applaudissements, il y eut comme un moment suspendu : le silence de quelques secondes pour nous faire « revenir » de 1922 en 2026 !

Chloé Bindels

(Photos gracieusement mises à notre disposition par la Comédie Claude Volter)

N.B. Michel Wright, lemetteur en scène de la pièce actuelle, écrit ceci à propos du titre Sarah et le cri de la langouste : « John Murrell nous dévoile cette femme au crépuscule de sa vie romanesque, qui, comme la langouste paraît-il crie avant de mourir, va rassembler ce qui lui reste d’énergie pour nous léguer un  cri-mémoire ».