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Samedi 10 octobre – Rentrée littéraire animée par Chloé Bindels suivie d’une conférence « Les lettres françaises des Antilles » présentée par Robert Massart
10 octobre 2026
Légende de l’illustration ci-dessus : Image de MichelleMaria_Pitzel de Pixabay
Robert Massart…
Oui, vous le connaissez ! Par ses articles dans notre bulletin, il est, avec Michèle Lenoble, le « spécialiste » de la langue française, et dans les Chroniques langagières et autres Clés anglaises, il nous invite à éviter les anglicismes et à faire ce petit effort pour trouver le « bon » mot en français ! Oui, vous l’avez bien compris, Robert Massart est un amoureux de la langue française et il nous en a déjà donné un bel aperçu lors de ses précédentes conférences. Alors aujourd’hui, par-delà les frontières, bien loin de notre pays, nous l’avons écouté nous parler du français des iles antillaises.
« La présence française dans la région de la Caraïbe (le nom « Antilles » s’imposera plus tard) commence dans la première moitié du 17e siècle, principalement dans quelques iles telles que la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue (plus tard : Haïti). Le peuple caraïbe, autochtone, sera malheureusement décimé à cause de l’introduction de maladies jusqu’alors inconnues dans cette région.
Les colons blancs importeront alors la main-d’œuvre africaine : la traite des esclaves. La société antillaise s’est construite sur une base coloniale et d’origine africaine. Une nouvelle langue est née, à partir du français et des divers parlers africains (bantous) : le créole.
Le 18e siècle n’a pas connu de littérature significative. Au 19e, quelques œuvres sont produites uniquement par des Blancs. C’est au début du 20e siècle que l’on assiste à l’émergence d’une véritable littérature écrite par des Antillais de souche. Plusieurs mouvements socio-culturels vont nourrir cette littérature et ses auteurs et autrices : le mouvement de la Négritude, initié par le Martiniquais Aimé Césaire et l’Africain (Sénégal) Léopold Sédar Senghor. Ensuite l’Antillanité et la Créolité : Maryse Condé, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, pour n’en citer que quelques-uns. Il ne faudrait pas oublier la Guyane, située sur le continent sud-américain, mais faisant bien partie des Antilles françaises (devenues des départements depuis 1946), ni la riche et abondante littérature haïtienne, dont le romancier Dany Laferrière est aujourd’hui l’un des plus célèbres représentants. »
Robert Massart